L'entreprise agentique bientôt une réalité selon une étude MuleSoft
Les entreprises françaises utilisent aujourd’hui en moyenne 15 agents IA, un chiffre qui devrait progresser de 67 % au cours des deux prochaines années. Cette montée en puissance s’accompagne toutefois de défis majeurs en matière d’orchestration et de gouvernance. Près de la moitié (49 %) des agents IA fonctionnent encore en silos plutôt qu’au sein de systèmes multi-agents. Cette fragmentation entraîne des processus fragmentés, des automatisations redondantes et une exposition accrue aux agents non autorisés ou au shadow AI.
MuleSoft a publié de dernière étude Connectivity Benchmark Report. Quelques chiffres à retenir :
- Une adoption rapide : 75 % des organisations françaises déclarent que la majorité ou la totalité de leurs équipes et fonctions ont adopté des agents IA*.
- Des attentes élevées :
- 92 % des responsables IT indiquent que les agents ont déjà amélioré, ou qu’ils s’attendent à ce qu’ils améliorent, l’expérience des collaborateurs.
- 95 % estiment que les agents permettront aux développeurs de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.
- Une diversité des modes de développement : en moyenne, les organisations indiquent que leurs agents IA existants ont été développés selon différentes approches :
- Agents SaaS préconfigurés (37 %)
- Agents intégrés aux plateformes d’entreprise (32 %)
- Agents développés sur mesure en interne (31 %)
- Une forte adoption de protocoles : à mesure que les organisations déploient des agents IA, elles soutiennent activement, ou prévoient de soutenir, différents standards ou protocoles pour les gérer et les connecter, avec un intérêt marquée pour : (par ordre décroissant)
- Agent Network Protocol (51 %)
- Universal Tool Calling Protocol (41 %)
- Agent Communication Protocol (40 %)
- Model Context Protocol (30 %)
- Agent-to-Agent Protocol (27 %)
- Essor des applications et des agents : le nombre d’applications dans les entreprises françaises est passé de 692 à 770 en un an, alors que seulement 35 %sont intégrées entre elles. Face aux défis d’intégration et aux silos d’agents, 85 % des responsables IT craignent que les agents n’ajoutent plus de complexité que de valeur.
- Principaux obstacles à la transformation agentique : les défis majeurs qui freinent actuellement la transformation agentique sont :
- L’intégration d’applications et de données cloisonnées (46 %)
- L’incompatibilité avec les infrastructures ou systèmes existants (40 %)
- Les enjeux de gestion des risques, de conformité, de sécurité ou juridiques (38 %)
- Le manque d’expertise interne pour développer des agents IA (36 %)
- Freins liés aux données :92 % des organisations rencontrent des obstacles à l’exploitation des données pour les cas d’usage IA. Pour 30 % d’entre elles, des architectures IT obsolètes et des silos de données constituent le principal frein.
- Montée du shadow AI : près de la moitié (48 %) des organisations citent la gouvernance des données inter-applications comme un défi d’intégration prioritaire.
En moyenne, 30 % des API ne sont pas gouvernées. Toutefois, la gouvernance devient une priorité stratégique : 62 % des organisations disposent désormais d’un cadre de gouvernance centralisé, avec une supervision formelle de leurs capacités agentiques.
« Le véritable succès d’une Entreprise Agentique ne se mesure pas au nombre d’agents déployés, mais à leur efficacité globale. Il est essentiel de réfléchir à la manière dont ils sont découverts, gouvernés et orchestrés pour fonctionner ensemble. À l’ère des systèmes multi-agents, le rôle de l’IT évolue : il ne s’agit plus de gérer des silos, mais de construire un socle unifié faisant office de plan de contrôle central, garantissant des systèmes multi-agents sûrs, fiables et capables de passer à l’échelle », affirme Andrew Comstock, SVP et GM de MuleSoft, Salesforce