LibreOffice pose des conditions pour intégrer l'IA
La suite bureautique LibreOffice ne veut pas intégrer de fonctions IA parce que les autres le font. Le projet pose plusieurs conditions pour le faire :
- l'utilisateur doit garder le contrôle de l'exécution de l'IA et elle doit être locale
- aucune donnée ne doit partir de son poste de travail sans autorisation claire et précise
- aucune télémétrie
- indépendance du fournisseur
- les contenus générés doivent être au format ODF avec le respect des styles
- l'IA doit rester une option
"Au vu de cette liste, aucune intégration ne répond à l'ensemble des exigences et ne peut être déployée, activée par défaut et prise en charge tout au long du cycle de vie d'une version. Il s'agit d'une évaluation de l'état actuel de la technologie et des solutions qui en découlent, et non d'un jugement sur la valeur du secteur.
En attendant, les utilisateurs souhaitant utiliser des fonctionnalités d'IA peuvent installer l'une des extensions disponibles, que l'on trouve sur le site web des extensions LibreOffice ou que l'on peut trouver distribuées indépendamment. La plupart se connectent à un modèle exécuté localement via Ollama, LM Studio ou un autre point de terminaison compatible avec OpenAI, ce qui signifie que le document ne quitte jamais l'ordinateur." explique le projet.
Notre avis : c'est à la fois une approche claire sur l'IA qu'une forme d'excuse pour ne pas l'intégrer. Difficile de savoir où est la limite entre les deux. L'inférence locale ne pose en soi aucune difficulté (ou presque), il faut "juste" que les outils le permettent et l'exécutent localement. Sur la partie format, "An assistant that generates documents in a proprietary format perpetuates content lock-in." ce n'est pas faux mais aujourd'hui, générer un format ODF ou même un RTF ne pose pas de difficulté. Sur la possibilité d'activer et de désactiver les fonctions IA pointe en effet un des problèmes actuels et ce n'est pas une tendance.